Béatrice de Dante

BÉATRICE DE DANTE

Le deuxième de la série des Trois Archétypes représente Béatrice, la célèbre figure de La Divine Comédie de Dante. Joukhadar a choisi le moment où, à la fin de La Divine Comédie, Béatrice quitte Dante, se dirige vers la fontaine de l’éternité, puis se retourne et lui sourit en disparaissant peu à peu. Pour Joukhadar, « c’est très Léonardesque ».

 » sorrise e riguardommi poi si torn a l’etterna fontana. « 

DANTE. Canto XXXI, Paradiso, La Divina Commedia

Sans Béatrice il n’y aurait pas eu Dante. Béatrice est l’archétype de la femme qui incite l’homme à l’élévation et l’inspire dans sa poursuite de très hauts idéaux. A la première rencontre Dante, éperdument amoureux, éprouve les sentiments naturels d’un homme envers une belle femme. La dignité de Béatrice a élevé ces sentiments vers le sublime.

Dans La Divine Comédie, Dante a trois guides : un pour l’Enfer, un pour le Purgatoire et Béatrice pour le Paradis. Étonnamment, elle ne représente pas l’amour, comme on pourrait s’y attendre, mais la Sagesse. Pour Joukhadar, c’est aussi bien l’intelligence, fine, intuitive et instinctive telle qu’est l’intelligence féminine. En opposition avec l’intelligence masculine, qui fonctionne souvent comme l’engrenage d’une monstrueuse machine, puissante, efficace, mais parfois disproportionnée et inutile.

« Elle s’inscrit dans le cadre de 3 archétypes féminins. Le choix est très symbolique sur le plan de la symbolique des nombres. Deux semblables et un différent. Sur le plan des archétypes féminins, deux positifs et un négatif. L’idée était d’inviter à avoir un autre regard sur la femme. D’abord Béatrice: sans Béatrice il n’y aurait pas eu Dante. C’est l’archétype de la femme qui élevé l’homme, l’inspire a poursuivre des idéaux très hauts. Dante était très amoureux de Béatrice au début, puis cela s’est sublimé. Mais au début c’était la réaction naturelle de l’homme envers une belle femme. C’est sa dignité qui a poussé Dante dans ses sentiments dans une autre direction. Ce qui a frappé tout le monde c’est que dans la Divine comédie il y a 3 dimensions, une pour l’enfer, une pour le paradis, une pour le purgatoire. Ce qui étonne (tout le monde) c’est que cette femme ne représente pas l’amour elle représente la sagesse ».

S.Joukhadar

Pour Joukhadar c’est l’intelligence, fine et instinctive, qu’est l’intelligence féminine. «L’intelligence féminine n’est pas comme l’intelligence masculine, qui fonctionne comme l’engrenage d’une monstrueuse machine, puissant, efficace, mais parfois inutile. Elle est presque énigmatique. Bien sûr, j’ai choisi le moment ou à la fin elle s’est retournée et a souri. C’est très léonardesque.